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| Photo de Paola Agosti |
... De nouveau une émission issue d'un enregistrement sur K7, le son est moyen mais le sujet ne l'est pas du tout ; un portrait de Jorge Luis Borges ....
1er partie
2ième partie
Chaman dont les Muscles sont l'Esprit
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| La seule fois où ce n'est ni Briggs ni Phelps qui écoute le message |
[...] il (Burroughs) s'était promené [..], enregistrant les bruits de fond des manifestations hippies, lors des émeutes et de la répression brutale par le maire, Richard Daley. Tout en marchant, il appuyait sur "enregistrer" aléatoirement à divers endroit de la bande, insérant des sons plus récents au milieu des précédents, créant ainsi un mixage à la temporalité non linéaire. Ce qu'il constata, alors que se formait une configuration de sons étranges[..] c'est que les manifestations et/ ou l'expression physiques réelles de ces sons étaient également amplifiées par ce que l'on prenait pour le "vrai" monde physique. [..]Plus tard Burroughs expérimentera sa sorcellerie (le mot est de Burroughs) sur le Moka Bar prés de Duke Street ; ce café non seulement déposa le bilan mais l'endroit demeura vide des années : il était impossible de le louer (Cf. Book of Lies éditions Camion Noir).
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| Ma sorcière bien-aimée ? |
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| par fishyfins |
Et y aura-t-il du sang ? J'aime à l'imaginer. Oui, je crois bien qu'il y aura du sang. Beaucoup de sang.
Des quantités extraordinaires de sang."
La promesse avait été faite dès la première page de The Anatomy Lesson (Saga of the Swamp Thing 21). Sans le savoir, Alan Moore venait de poser les premières bases de ce qui serait Vertigo. Patrick Marcel in SCARCE n°41 |
... Le milieu des années 80 a laissé une trace profonde chez les lecteurs de bandes dessinées d'origine étasunienne ; L'Escadron Suprême (85-86), Batman : Dark Knight (86) et Les Gardiens (86-87) poussent à sa dernière extrémité l'idée d'un monde peuplé de super-héros (ce que j'ai appelé le réalisme super-héroïque). Et le monde qui nous est proposé est loin, très loin d'être merveilleux.
C'est en 1986 que paraissent les quatre comic books d'une excellente mini-série consacrée à Aquaman : Et si cette mini-série n'a pas eu le retentissement qu'ont eu Les Gardiens ou Batman : Dark Knight, elle proposait pourtant elle aussi un nouveau type de super-héros et une approche toute aussi "révolutionnaire". Neal Pozner s'appuie sur un canevas extrêmement classique : la quête du héros parti à la recherche d'un artéfact essentiel à la stabilité des relations géopolitiques entre Atlantis et le monde de la surface, mise en regard d'une légende antédiluvienne. Si le canevas est classique, le costume du héros ne l'est pas. Or donc c'est nanti d'une nouvelle tenue qu'Aquaman plonge dans cette aventure. Ce changement est loin d'être anecdotique quand on sait l'importance du costume dans la BD de super-héros. En outre son esthétique que l'on doit à Neal Pozner le scénariste de la série mais par ailleurs artiste & designer, est particulièrement réussie.
Mais qu'est-ce que c'est qu'un gagnant
sinon un fabriquant de perdants.
Albert Jacquard
Ainsi Pozner donne-t-il symboliquement, avec ce nouveau costume une nouvelle archi-texture à son personnage qui au terme de cette aventure fera l'expérience d'un véritable satori. Une transformation qui place Aquaman aux antipodes des personnages des séries citées supra, tout en étant extrêmement novateur. Une métamorphose dont il aurait été intéressant de voir le développement sur un temps plus long. Malheureusement Neal Pozner ne poursuivra pas plus avant (bien qu'une deuxième mini-série ait été envisagée voir The Aquaman Shrine). D'un autre côté cette mini-série se suffit à elle-même et propose une bien belle épopée pleine de rebondissements, du reste elle peut se lire même si l'on ne connait pas le héros aquatique de DC Comics, tous les éléments nécessaires à la connaissance du personnage principal sont présents et le contexte est fort bien étayé.
... Cette mini-série a eu droit à une traduction chez l'éditeur AREDIT dont je vous parlerai plus en détail dans un prochain billet. Je dois remercier Bastien du Royaume des avis qui grâce à son billet m'a donné envie de lire cette histoire. Et si vous voulez un autre avis, celui de Mathieu est disponible ici. |
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| Peter Stults |
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| Sean Hartter |
Bonjour Artemus,
Je te remercie pour l'intérêt que tu portes à l'ouvrage, et de lui avoir consacré une entrée sur ton blog. J'aimerais te faire part de quelques réactions afin que tu puisses, si tu le veux bien, y apporter quelques précisions et poster mes réponses aux questions que tu soulèves. En premier lieu, quelque chose qui peut te sembler un détail mais qui a son importance pour moi : hormis la couverture du livre, aucun des autres visuels n'est extrait de l'ouvrage en soi. Je ne mets pas en cause ton choix des visuels, mais il sont extraits du corpus de Ditko publié en France et ne sont pas représentatifs de l'iconographie de l'ouvrage, qui se base uniquement sur le corpus original. Sans modifier ton icono, pourrais-tu incorporer une précision dans ce sens ? Par ailleurs, je peux te fournir des visuels supplémentaires si tu souhaites donner une idée de l'iconographie du livre. Une autre précision, même si elle confine au point de détail : le livre n'est pas le premier essai en français consacré à Ditko, puisque j'avais déjà publié en 1997 The Steve Ditko Index, en deux tomes pour un total de 400 pages. Disons que c'est le premier accessible au grand public. Pour le fond, maintenant : - une chose qui me frappe souvent chez les gens qui parlent de Steve Ditko est leur insistance à mettre en exergue le fait qu'il ne soit pas très sociable et qu'on ne sache pas grand chose de sa vie privée. Pourtant, va-t-on se poser les mêmes questions sur d'autres artistes ? S'il est vrai que l'on sait beaucoup de choses sur la vie de famille, mettons, de Jack Kirby, Joe Kubert, Gene Colan, etc, on n'en sait pas plus qu'à propos de Steve Ditko concernant un nombre incalculable d'artistes. Récemment, Robin Snyder, après avoir reçu et parcouru mon livre, m'écrivait ceci (je traduis) : "Oui, comme tu le fais remarquer dans ton introduction, Steve a ses détracteurs. Je me demande combien parmi eux ont un point de vue critique réellement fondé (et peuvent le formuler de façon cohérente) concernant les exigences, les choix, la composition, la mise en page et le style de Ditko, par opposition à des remarques d'ordre personnel qui semblent trop souvent empruntées à un chroniqueur précédent qui a cru comprendre qu'il était difficile à aborder, défendait des idées fascistes, vivait en ermite, etc. Je ne reconnais pas mon ami dans les nombreux articles, lettres, magazines et remarques impromptues à son propos." Il est normal que le nom de Steve Ditko soit dans l'annuaire : c'est un artiste professionnel, il faut bien qu'on puisse le contacter si l'on veut faire appel à ses services. Il n'a pas non plus à se cacher. Cela ne veut pas dire qu'on ait pour autant le droit d'envahir son intimité. Je peux comprendre qu'il n'ait pas envie de mélanger sphère privée et sphère professionnelle. Dans une interview, Will Eisner suggérait que Steve Ditko a un fils. Mais le fait de le savoir ne m'avance en rien, non plus que le fait de ne pas en avoir la confirmation par Ditko lui-même. Je n'ai absolument pas voulu entrer sur ce terrain dans mon livre, car franchement cela n'a aucune importance à mes yeux. Il est beaucoup plus important de savoir dans quel milieu il a grandi, quelles ont été ses influences, etc. En somme, de comprendre ce qui l'a formé en tant qu'artiste. - pour ce qui est d'Ayn Rand et de l'Objectivisme, je pense en avoir dit suffisamment pour éclairer la démarche de Steve Ditko. L'ouvrage n'est pas un traité historique de l'Objectivisme, c'est un livre sur l'œuvre de Ditko. Je me suis donc attaché notamment à dégager les moments clés dans Spider-Man et Dr Strange, ceux où Steve Ditko, qui a depuis un bon moment pris totalement les rênes de chaque série, développe à travers elles un idéal objectiviste qui culmine avec les dénouements de ASM 33 et ST 141, publiés exactement le même mois. Par ailleurs, les citations de The Fountainhead et Atlas Shrugged éclairent la démarche artistique de Steve Ditko dans son refus du compromis et des interférences éditoriales. Enfin, les œuvres directement empreintes de l'objectivisme (Mr. A, Avenging World, etc) ont été traitées sous cet aspect. Bien sûr, il y a matière à approfondir, mais il en va de même pour beaucoup d'autres choses, et il faut préserver un certain équilibre. Comme je le dis à la fin de l'introduction, c'est au lecteur aussi d'approfondir ses recherches en fonction de ce qui l'intéresse le plus, et à l'appui de sa propre lecture de Ditko. Le livre est conçu comme un outil pour faciliter cette démarche, non comme une somme de réponses définitives. - pour le rapport entre l'importance du réel dans l'Objectivisme et l'utilisation des masques et des faux-semblants par Ditko : les deux procèdent de la même démarche, puisqu'il incombe au héros objectiviste de rétablir la réalité par ses actes, fussent-ils sous couvert d'un masque. La particularité de Ditko est qu'il œuvre dans une industrie largement axée autour des super-héros. Mon intime conviction (mais je ne pouvais pas l'écrire objectivement) est que Ditko a eu une fascination, enfant, pour Batman et le Joker. La distorsion faciale si manifeste tout au long de son œuvre est, je pense, largement redevable à la figure du Joker. À cela s'ajoute une réelle fascination pour les masques, qu'il a redéfini pour ses super-héros en instrument psychologique destiné à provoquer l'effroi chez l'adversaire. Cette fascination pour les masques date d'avant son adhésion à l'Objectivisme, et il a trouvé le moyen de concilier les deux. - pour l'absence de ses personnages radicaux (je pense que tu fais allusion à Mr. A) durant la période du grim and gritty : la question est plutôt de savoir si Steve Ditko avait encore sa place dans le paysage mainstream à l'époque, quels que soient ses personnages. Et Mr. A était trop droit dans ses bottes et moralisateur pour damer le pion à des personnages moralement torturés et psychologiquement instables. - pour les rapports qu'entretenait Steve Ditko avec la contre-culture : aucun. Il ne se sentait absolument aucune (mais alors là, aucune) affinité avec les hippies, et il n'est qu'à voir la caricature qu'il en donne à de multiples reprises pour s'en convaincre. Le problème, c'est que le mouvement psychédélique s'est emparé de Dr. Strange parce qu'ils trippaient au LSD dessus. Mais la démarche de Ditko était purement artistique : comment créer, à partir d'éléments géométriques simples (et d'inspirations surréaliste et cubiste) des dimensions jusque là graphiquement inexplorées en bd. Dans The Steve Ditko Index, j'avais consacré un passage de mon texte aux retombées de Dr Strange sur la contre-culture, en particulier les allusions qui y sont faites dans The Electric Kool-Aid Acid Test de Tom Wolfe, qui avait accompagné les Merry Pranksters de Ken Kesey au cours de leurs pérégrinations dans un bus bariolé. En relevant les références aux comics qui émaillent l'ouvrage, on s'aperçoit qu'elles renvoient à des personnages du golden age, et pour ce qui est de Dr. Strange, elles se limitent à l'épisode publié dans Strange Tales 119, finalement un épisode anodin au regard de la suite, en particulier la saga d'Eternity. Pour le livre, j'ai préféré éclipser l'influence qu'a eu Dr. Strange sur la contre-culture pour mieux étudier la série telle que Ditko l'a conçue, en particulier la dialectique, constante chez lui, entre intérieur et extérieur. Spider-Man comme Dr. Strange sont des personnages purement ditkoesques en ce que chez eux tout procède de l'intérieur. Et parvenir à contenir graphiquement la notion d'éternité procède de la même démarche. - je te trouve très injuste lorsque tu dis que "cet essai s'est retiré de tout contexte", alors que justement la moindre étape de la carrière de Ditko a été resituée en contexte, depuis même ses tout premiers travaux décrochés à la faveur du panneau d'affichage de la Cartoonists and Illustrators School. À travers la carrière de Ditko, l'ouvrage retrace en parallèle l'histoire de l'industrie des comics, depuis les sweat shops qu'il n'a pas connus, en passant par la période pre-Code, le Comics Code, l'immédiat post-Code, Atlas et l'été de la mort, la création du Marvel Age, les fanzines, l'apparition du direct market et des indés, etc etc. Sans compter sa cohabitation avec Stanton, ou bien l'historique de maisons comme Charlton, Tower, etc etc. Et sans compter non plus le recours à la presse spécialisée de l'époque, permettant de dater parfois à la semaine près tel ou tel tournant de sa carrière. Dans une première mouture, j'avais même rédigé une très longue note dans laquelle je listais tous les artistes nés entre 1925 et 1929, avec leurs premiers travaux publiés, pour montrer que Ditko est le seul de sa génération à avoir commencé sa carrière si tard, et puis j'ai dû la faire sauter avec d'autres petites choses quand il a fallu réduire. - ses rapports avec Kirby ? Aucun ! On se fait une idée totalement fausse des relations entre dessinateurs à cette époque. La seule fois où Ditko a eu un message important à faire passer à Kirby (la question des droits non payés par Marvel pour l'exploitation des personnages en dessins animés), il l'a fait par courrier. Ce n'est pas parce que, en tant que lecteur, on a été nourri à coup d'histoires dessinées par untel, encrées par untel et dialoguées par untel, qu'il faut croire que ces personnes travaillaient coude à coude en même temps et au même endroit. Chez Marvel, chacun travaillait de son côté. Les rencontres se faisaient fortuitement, lors de passages dans les bureaux pour déposer ses travaux quand on ne les faisait pas porter par coursier. Certains dessinateurs ont attendu des années, voire des décennies avant de rencontrer physiquement leurs encreurs attitrés. Chez DC c'était pire, certains ne pouvaient pas se sentir. Gil Kane, dont on pourrait croire, au nombre d'histoires qu'il a produites dans les années 50-60, qu'il figurait parmi les chouchous de l'éditeur, était en réalité détesté et a fini par se faire virer par Julius Schwartz, d'où son passage chez Marvel. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai à dire pour le moment. A+ |
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| Steve Ditko en 1944 |
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| Shade en français 1979 |
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| The Question (Atomos n° 8 1970) |
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| Shade in Super Héros n°7 |
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| Des Taylor |
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| Deux créateurs de topos Batman/Gotham & Tom Strong/ Millennium City |
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| 1972 |
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| Danny Haas |
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| Peter Stults |